Violette Taquet : penser l’AML comme un levier stratégique du marché de l’art

Fondatrice d’Eunomart, Violette Taquet porte une vision claire : la lutte contre le blanchiment n’est plus un cadre périphérique, mais un paramètre structurant du marché de l’art. À l’heure où les contrôles s’intensifient, elle plaide pour une approche stratégique, lisible et intégrée aux pratiques de gouvernance.

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Quand la réglementation devient un paramètre de marché

En 2025, la lutte contre le blanchiment de capitaux n’est plus un simple arrière-plan réglementaire du marché de l’art. Elle en est devenue un élément structurant, qui influence directement la manière dont les acteurs opèrent, se développent et interagissent à l’international.

Chez Eunomart, les échanges constants avec des avocates spécialisées et des professionnels régulés font apparaître une tendance nette :
les attentes des autorités augmentent, les contrôles se multiplient, et la tolérance pour l’approximation disparaît.

Ce changement de paradigme impose une nouvelle lecture du cadre réglementaire : il ne s’agit plus seulement de “se conformer”, mais de structurer durablement ses pratiques.

Le regard de Violette Taquet, fondatrice d’Eunomart

Fondatrice d’Eunomart en 2021, Violette Taquet a créé la plateforme à partir d’un constat simple : la complexité croissante des obligations LBC-FT dans le marché de l’art rendait leur application difficile, fragmentée et source de risques opérationnels.

Son ambition n’était pas de créer un outil de plus, mais de proposer une lecture structurée et intelligible des directives européennes, adaptée aux réalités du marché de l’art.

Sous son impulsion, Eunomart a développé un logiciel conçu pour :

  • traduire les exigences réglementaires en cadres opérationnels clairs,
  • accompagner les professionnels dans la compréhension des obligations,
  • et favoriser une appropriation durable des bonnes pratiques.

Violette Taquet joue aujourd’hui un rôle actif dans l’évolution du secteur, en guidant les acteurs vers une approche plus mature, plus structurée et plus responsable des enjeux réglementaires.

2025 : l’ère de l’application, pas de la théorie

L’un des constats majeurs mis en lumière par Violette Taquet est le basculement actuel vers une logique d’application effective.
Sous l’impulsion des évaluations du GAFI (FATF), les régulateurs nationaux sont désormais jugés sur leur capacité à démontrer une mise en œuvre concrète des règles.

Cela se traduit par :

  • davantage d’audits,
  • des exigences accrues en matière de procédures documentées,
  • une attention renforcée portée à la cohérence des dispositifs internes.

Dans le même temps, les interprétations restent hétérogènes selon les pays. Pour les acteurs internationaux du marché de l’art, cette disparité crée des zones de friction, où le risque n’est plus théorique mais bien opérationnel.

Vers une convergence des cadres réglementaires

La dynamique des prochaines années est claire : la convergence.

La création de la nouvelle Anti-Money Laundering Authority (AMLA) marque une étape décisive vers l’harmonisation des standards au niveau européen. Au-delà de l’UE, les juridictions observent et comparent leurs cadres respectifs, contribuant à une élévation collective des exigences.

Le Royaume-Uni en est un exemple emblématique : d’ici 2027, l’extension attendue de la définition des œuvres et objets réglementés intégrera davantage de professionnels dans le champ des obligations LBC-FT. Ce n’est pas un ajustement technique, mais une redéfinition du périmètre du marché régulé.

Un enjeu de gouvernance pour les dirigeants

Pour Violette Taquet, l’enjeu est avant tout managérial et stratégique.
La période de la conformité informelle est révolue. Les dirigeants doivent désormais intégrer ces exigences au cœur de leur gouvernance, sans sacrifier l’agilité ni la croissance.

La clé réside dans la simplification par la structure :

  • des cadres internes clairs,
  • des outils adaptés,
  • une culture proactive plutôt que défensive.

Abordée de cette manière, la réglementation cesse d’être perçue comme une contrainte et devient un facteur de robustesse, de crédibilité et de pérennité.

Transformer la pression réglementaire en avantage durable

La vision portée par Violette Taquet est résolument tournée vers l’avenir :
👉 considérer l’AML non comme une obligation subie, mais comme une variable stratégique du marché de l’art.

Dans un environnement où la transparence et la responsabilité deviennent des critères de confiance, les acteurs capables d’anticiper, de structurer et d’expliquer leurs pratiques seront ceux qui renforceront durablement leur position.

C’est cette lecture exigeante, pragmatique et structurante qui guide aujourd’hui le développement d’Eunomart et son engagement auprès des professionnels du secteur.

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