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Eunomart accompagne les acteurs du marché de l’art dans leur digitalisation.

Dernière mise à jour : 26 août 2021

Violette Taquet est une passionnée. Plus jeune, elle arpentait les grandes salles au rouge éclatant des maisons de ventes. Émerveillée par la splendeur des objets, elle est emportée par les envolées lyriques de ceux qui les défendent, les promeuvent, les valorisent. “Aimer, voir, toucher, entendre les amoureux des belles choses a fait grandir mon amour pour l’art”. Poussée par l’envie irrépressible de la connaissance, elle interroge, écoute et échange avec tous les professionnels qu’elle rencontre.





Violette grandit entourée de tableaux, de sculptures et de dessins. Ses parents, tous deux collectionneurs, forgent son œil soucieux des détails. “Ils m’ont beaucoup appris. Aujourd’hui encore, nous aimons parler ensemble du travail de tel ou tel artiste.” L’amatrice d’art continue de visiter les galeries, les expositions, les foires où ses goûts se définissent, où se trace le chemin artistique qu’elle souhaite emprunter.


Car la passion finit par se transformer en vocation, Violette, au fil de ses études, effectue des stages au sein d’hôtels des ventes. Le jour des enchères, son esprit est électrisé par l’énergie folle des commissaires-priseurs qui, par leur charisme, parviennent à galvaniser les foules. Elle observe attentivement et apprend à connaître les exigences de chacun.


Déterminée à faire de l’art le rythme de son quotidien, Violette rejoint la start-up française Artsper où, durant quatre années consécutives, elle accompagne, conseille et informe les galeries sur le potentiel immense offert par la digitalisation. “J’ai été immédiatement conquise par leur projet audacieux”. Le numérique apparaît alors comme une révolution dans un monde jusqu’alors éloigné d’internet. Au carrefour de l’art et de la technologie, la jeune femme s’épanouit. Au terme d’une expérience riche et intense, les connaissances solides qu’elle a acquises lui permettent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.


Avec sa vision technologique, Violette constate que certaines procédures rébarbatives et fastidieuses peuvent être grandement allégées avec une solution moderne et digitale. “J’avais, à ce moment, un seul objectif en tête : automatiser le quotidien des marchands, artistes, commissaires-priseurs afin qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel : leurs œuvres d’art”.


Jour après jour, Violette se renseigne. Son souhait est de faciliter les journées de ceux qui l’animent. “Je veux leur faire gagner un temps précieux qu’ils pourront consacrer à leur métier passionnant !”. Entre deux expositions, un ami lui parle de la 5ème directive LCB-FT. La récente directive vient opérationnaliser les mesures concernant les personnes se livrant habituellement au commerce d’œuvres d’art et d’antiquités : cartographie des risques, formation des équipes, mise place de protocoles, vérification des transactions, identification des clients et relations d’affaires, conservation des preuves de documents. Les Autorités intensifient d’ores et déjà leurs contrôles et, pour éviter les erreurs qui pourraient faire l’objet d’une sanction (pécuniaire, administrative ou de réputation), Violette décide d’élaborer un outil visant à guider, automatiser et sécuriser toutes les procédures.




Plusieurs questions vont occuper son esprit ? :



Comment les professionnels peuvent-ils facilement appliquer ces mesures complexes ?


Disposent-ils à ce jour d’outils efficaces pour le faire ?


Au fil de ses rencontres, son projet se concrétise. Aider et accompagner les professionnels de l’art face au renforcement du cadre réglementaire devient son objectif.


De cette volonté est née Eunomart. Inspirée d’Eunomie, déesse grecque qui personnifie la loi, la législation, l’ordre, la justice et l’équité, Eunomart est le logiciel qui permet l’application de la législation dans le monde attractif de l’art, et qui offre la garantie d’être en conformité avec la nouvelle directive européenne.

Complète, sécurisée et innovante, la solution est fondée sur une technologie qui n’a pas fini de faire parler d’elle : la blockchain !


Violette et son équipe d’experts proposent aux professionnels de l’art un système intelligent, fiable et durable pensé pour les contraintes du métier. Grâce à leur logiciel, il est notamment possible de créer un passeport numérique, document crypté contenant toutes les informations pertinentes sur les œuvres d’art. Dans un souci de suivi et de conservation, toutes les transactions peuvent être enregistrées et horodatées afin d’en garder une trace indélébile.

Enfin, pour se prémunir des risques, leur cartographie dynamique permet de déterminer les dangers liés à l’activité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.


L’entrepreneure participe à différentes tables rondes, anime des débats et prend la parole lors de conférences afin de véhiculer son message : la numérisation peut améliorer les habitudes de travail au sein du marché de l’art. La Blockchain au service de l’art n’en est qu’à ses balbutiements. Pourtant, les avantages de cette prouesse informatique sont infinis tandis que ses inconvénients sont difficilement quantifiables.


Intimement convaincue que rien ne remplacera les rencontres physiques, Violette comprend malgré tout que la transition numérique est inévitable. Les outils qu’elle propose ont un impact positif sur la gestion des structures, permettent d’éviter les erreurs et de conserver en toute confidentialité des données précieuses. L’année passée lui a donné raison, cette année a conforté sa vision, les prochaines années seront celles de la progression.





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